Familier

dans les bois

Se promener dans les bois avec Simone Nieweg, c’est côtoyer des allégories enchantées. L’Amour se dévoile dans un cliché pris dans la forêt de Garath. Deux arbres y sont si proches que l’on ne sait s’il s’agit d’un arbre dédoublé -Ève tirée d’Adam- ou de deux arbres accolés qui ont pris racine au même endroit. Leurs branches mêlées. Plus loin, un jeune sorbier au tronc soyeux semble avoir revêtu son habit de satin pour aller célébrer leurs noces.

Et devant une lisière au crépuscule se réveille en nous l’instinct primitif d’une forêt comme refuge effrayant où l’on s’enfonce pour fuir l‘ennemi, dans les légendes d’autrefois.

La puissance évocatrice de l’artiste nous ramène à un lieu signifiant.
Était-ce dans l’enfance, dans un rêve, au cours d’une randonnée solitaire ?

Nous avons été dans ces images, à un moment donné de notre vie.
Et cette expérience nous relie.

Exposition. Dans les bois, Simone Nieweg. Goethe-Institut Paris, 17 avenue d’Iéna, Paris 16e. Jusqu’au 1er septembre 2016.

État d’esprit : familier
Action : dormir dans une cabane dans les arbres
Vérité : « Si tu ne vas pas dans les bois, jamais rien n’arrivera, jamais ta vie ne commencera. Va dans les bois, va. » Clarissa Pinkola Estés
Émotif anonyme : Wangari Maathai
Association d’idée : Giono, L’Homme qui plantait des arbres

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